FCPE (Union Locale de Sucy en Brie)
L'EDUCATION PRIORITE DE LA NATION
Le 15 janvier 2016
Restauration collective : l'Assemblée veut encourager le « manger local »
Pour favoriser le « manger local » dans la restauration collective publique, l'Assemblée nationale a adopté hier à l'unanimité une proposition de loi écologiste prévoyant notamment, d'ici 2020, 40 % de produits issus de l'alimentation durable, locaux, de saison.
Porté par Brigitte Allain, députée de Dordogne et agricultrice de profession ayant publié en juillet un rapport intitulé « Et si on mangeait local... », le texte adopté hier en première lecture par les députés cherche à « favoriser l'ancrage territorial de l'alimentation » et à répondre à « une attente citoyenne ».
« De nombreuses expériences ont démontré que manger local entraîne des comportements plus responsables : recherche de produits bio, réduction du gaspillage alimentaire, tri des déchets, etc... », alors qu'une « denrée alimentaire parcourt en moyenne 3 000 km avant d'atterrir dans nos assiettes », note l'exposé des motifs, évoquant un bénéfice « pour l’emploi, l’environnement et le lien social ».
D'ici au 1er janvier 2020, la composition des repas servis dans les restaurants collectifs publics (Etat, collectivités territoriales et établissements publics) devra inclure 40 % de produits mentionnant la qualité et l’origine, issus de circuits courts, ou répondant à des critères de développement durable, notamment la saisonnalité, dont 20 % issus de l’agriculture biologique.
L'observatoire de l'alimentation sera, entre autres, chargé de définir les outils méthodologiques pour permettre aux organismes publics et privés de restauration collective de définir ces 40%. Car, avec ces 40%, « parle-t-on de la valeur d'achat », de la « composition de chaque plat ou de l'ensemble du menu », et « quid du pain », s'est notamment interrogé le socialiste Hervé Pellois.
Jugeant que « cette proposition de loi apportera une étape supplémentaire à la stratégie du gouvernement » en la matière depuis 2012, le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a aussi relevé qu'un approvisionnement local de qualité et en quantité nécessitait des délais d'organisation.
« L'Etat a pris ses responsabilités dans ce domaine, au niveau de son administration, avec beaucoup de remise à plat des accords et négociations sur l'approvisionnement », a-t-il souligné.
Le 03/12/2014
Le gouvernement donne des pistes pour « manger local » dans les cantines
Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, a présenté hier le guide Mangez local en restauration collective, qui sera envoyé dès aujourd’hui « à tous les maires ».
La « resto-co », a rappelé le ministre, représente « quelque 10 millions de repas par jour ». Le ministère souhaite engager « une dynamique pour encourager l’achat de produits locaux ». Pour cela, il faut « offrir aux donneurs d’ordre les conditions pour pouvoir acheter local sans se mettre en contradiction avec les règles qui régissent les marchés publics ».
Car il y a un problème : les règles qui encadrent la commande publique interdisent le critère d’attribution fondé « directement ou indirectement » sur l’origine géographique du lien – ce motif étant contradictoire avec la notion d’égalité des candidats à l’offre.
Les services du ministère, a expliqué Stéphane Le Foll, se sont néanmoins appuyés sur les évolutions réglementaires de ces dernières années pour mettre au point « une méthode permettant aux acheteurs publics d’acheter local ». Le guide présenté expose, sur 90 pages, cette méthode, permettant de contourner les « freins juridiques » tout en restant, naturellement, dans les clous.
Il est par exemple conseillé aux acheteurs de bien définir leurs besoins, dès l’étape de la préparation du marché, par exemple en intégrant le recours à des critères environnementaux dans la définition. Il est aussi conseiller d’allotir le plus finement possible les marchés, « ce qui permettra aux acteurs de taille réduite et spécialisés de participer à ces marchés ».
Autre exemple : le guide préconise de « multiplier les critères pour choisir les offres », en y incluant « le goût, la qualité ou la saisonnalité ».
Au-delà des appels d’offres sur l’approvisionnement des cantines, le ministère a également publié un guide incitant les maires à mettre en place un « PAT » – projet alimentaire territorial. Cette notion a été introduite par la loi pour l'avenir de l’agriculture, l’alimentation et la forêt du 13 octobre 2014, et elle permet de fédérer les acteurs « pour rapprocher la production locale et la consommation locale ». Idéalement, un PAT peut associer les collectivités locales, les producteurs et agriculteurs, les acteurs de l’économie sociale et solidaire et les coopératives de distribution.
Le 03/10/2012
Les cantines scolaires tirent le marché des produits bio vers le haut
L’Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique (Agence Bio) a publié hier un état des lieux de l’agriculture biologique et de ses débouchés en France, qui fait état d’une évolution « satisfaisante » malgré la crise. « Dans un contexte de baisse de la consommation alimentaire au premier semestre 2012, écrit l’Agence, le marché des produits bio continue son essor dans tous les circuits de distributions. » La consommation de produits bio a ainsi augmenté de 4,7% sur un an, et le marché dépassera en 2012 les 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires. L’Agence remarque que le nombre d’opérateurs bio (producteurs, préparateurs, distributeurs) va croissant (ils étaient 36 400 en juin dernier), et que la surface agricole certifiée bio a connu « une évolution record », avec une augmentation de 25% en un an – et 30% pour la seule filière céréalière. De 2001 à 2012, le nombre de fermes bio est passé de 10 364 à 24 015, et le bio occupe aujourd’hui plus d’un million d’hectares.
Entre autres causes de cette bonne santé du marché bio, les restaurants scolaires. Le Grenelle Environnement prévoit que les cantines scolaires devaient servir 20% de produits biologiques fin 2012. L’objectif est encore très loin d’être atteint (en 2011, ce chiffre était de 2%), mais, selon l’Agence Bio, « 73% des établissements ont déclaré proposer des produits biologiques à leurs convives, contre 61% en 2011 ». Pour accélérer cette évolution, l’Agence lance cette année un programme de sensibilisation à destination des élèves du CE1 au CM2, « Manger bio, c’est dans ma nature ».
Seul bémol dans ce tableau : le bio induit toujours d’importants surcoûts, estimés par l’Agence à 23% en moyenne. Pour tenter de les réduire, les solutions les plus efficaces, selon l’Agence, sont « le passage de partenariats au niveau local » et les groupements d’achats.
Le 12/09/2011
La Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) a lancé un appel «pour que cessent les refus d'accès aux cantines scolaires». Dans un communiqué, elle précise être interpellée depuis la rentrée «par des parents d’élèves qui ne peuvent pas inscrire leurs enfants au restaurant scolaire, au motif qu’ils ne peuvent justifier d’un emploi salarié ou ne peuvent produire des documents justificatifs, tels qu’attestations d’employeurs, de Pôle emploi ou de feuilles de paye. Pour nous la FCPE il n’est plus tolérable que des municipalités continuent d’importuner parents et enfants alors que l’égalité de tous devant les services publics est un droit comme le rappellent tous les jugements des tribunaux administratifs et le conseil d'Etat.
La restauration scolaire doit être accessible à tout enfant dont les parents en font la demande». Après avoir écrit aux ministres de l’Intérieur pour les écoles primaires et de l’Education nationale pour le secondaire afin qu’ils demandent aux préfets et aux inspecteurs d'académie d’exercer leur contrôle de légalité sur les décisions et les règlements intérieurs, la FCPE encourage les parents d’élèves à refuser ces situations abusives et à contacter ses conseils départementaux pour qu'ils les accompagnent dans leurs démarches. Elle appelle les parlementaires à déposer une proposition de loi pour garantir dans la loi ce droit reconnu par les tribunaux.
Le 21/10/2010
Le WWF a lancé la deuxième édition de sa campagne «oui au bio dans ma cantine»
La semaine dernière, WWF-France a lancé la deuxième édition de sa campagne «Oui au Bio dans ma Cantine». Le Grenelle de l’environnement fixe un objectif de 20% de bio dans la restauration collective de l’État à l’horizon 2012. A noter que la restauration scolaire des collectivités locales n’a aucune obligation dans ce domaine. L’année dernière, le WWF-France «a lancé la première campagne nationale pour l’introduction de produits issus de l’agriculture biologique locale dans les cantines scolaires. Avec la campagne «Oui au bio dans ma cantine», le WWF-France a appelé tous les parents d’élèves à se mobiliser le 18 juin pour convaincre le maire de leur commune de privilégier les produits issus de l’agriculture biologique dans chaque cantine scolaire et de mettre en œuvre des mesures concrètes pour inciter les agriculteurs de son territoire à passer au bio. Selon l’association, qui prône «une alimentation locale , de saison et en circuit court», «le bio n’est pas une lubie d’écolo… mais une solution d’avenir !». Elle ajoute que «Tout d’abord, il est bon pour la santé car riche en éléments nutritifs mais surtout, exempt d’OGM, de pesticides et de conservateurs potentiellement nocifs pour l’organisme ! Le bio, c’est également bon pour l’environnement en privilégiant un mode de production qui respecte les ressources naturelles, les sols et la biodiversité. S’il est local et de saison, c’est moins d’énergie consommée pour sa production et son transport et du coup, moins de gaz à effet de serre pour la planète ! Enfin, le bio, c’est bon pour les finances ! En bio, les agriculteurs touchent un revenu décent, la production locale bio crée 20 à 30% d’emplois supplémentaires et permet de faire économiser aux contribuables les frais de décontamination et frais médicaux générés par l’utilisation des pesticides.
Le 15/04/2010
Recommandations de nutrition: la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) lance une campagne de sollicitation d’engagement volontaire des communes, conseils généraux et régionaux
La FCPE et ses partenaires lancent une vaste campagne de sollicitation d’engagement volontaire des communes, conseils généraux et régionaux, d’établissements scolaires de respecter les recommandations de nutrition. L’objectif est qu’un projet de loi soit enfin voté. «Les éducateurs le savent, l’alimentation est un déterminant majeur de santé et donc aussi de réussite scolaire, affirme un communiqué de la FCPE; Les parents d’élèves de la FCPE attendent toujours que les pouvoirs publics légifèrent sur la qualité de l’offre alimentaire dans les restaurants scolaires. Malgré les promesses de la ministre de la Santé et de celui de l’Agriculture, rien ne vient depuis deux ans maintenant.» Face au «silence des sénateurs et des députés, aux reports d’année en année d’engagements en dehors de la bonne volonté des uns, la FCPE en partenariat avec l’ANDRM (Association des directeurs de restauration municipale), et l’AFDN (Association française des diététiciennes et nutritionnistes), et les acteurs du plan national nutrition santé ont décidé de lancer une nouvelle mobilisation sur tout le territoire.» L’objectif est de «permettre à tous les enfants de la maternelle au lycée de bénéficier chaque jour d’un repas complet, varié, équilibré, composé de produits de qualité, de saison, de goûter une cuisine faite de produits simples, qui s’appuie sur les savoir-faire des équipes de la restauration. Cet équilibre est nécessaire et tous les acteurs reconnaissent que c’est une question de santé publique.» La FCPE et ses partenaires interpelleront tous les groupes parlementaires «pour leur faire prendre conscience de la nécessité d’engager la nation au-delà du bon vouloir de quelques uns.
Le 20/09/2009
La restauration scolaire dépend de la Direction Action éducative et Politique de la ville
La Conseillère Municipale déléguée à la restauration municipale et diététique scolaire
Mme Nicole MILLE
Responsable de la restauration municipale
M. Jean-Marc HENAULT
Il n'y a plus de diététicienne sur la ville
Comment est organisée la restauration scolaire ?
La cuisine centrale sert en moyenne 2200 repas par jour préparés en « liaison chaude » c'est-à-dire que les repas sont préparés de façon traditionnelle le matin même et livrés en containers isothermes avec maintient en température à 63°.
L’encadrement de la cuisine centrale est garant des multiples procédures dans toutes les étapes de la chaîne alimentaire, de l’achat des denrées, au stockage, à la fabrication des repas et leur livraison dans les écoles dans le respect des normes d’hygiène en vigueur.
Le repas est un moment important dans la journée de l’enfant, c’est la raison pour laquelle les menus servis doivent être de qualité et équilibrés. Bien manger on le sait, a une incidence directe sur la santé.
Garantir la Qualité des menus : Variété, Equilibre et Saveur, c’est le rôle de la Commission des Menus.
Comment fonctionne la Commission des Menus ?
La Commission des Menus élabore les menus sur plusieurs semaines en conciliant variété, impératifs saisonniers, goût et équilibre alimentaires.
Quels sont les domaines où la Commission des Menus intervient ?
- Elle accompagne les projets pédagogiques des écoles avec des interventions de la diététicienne dans les classes, adaptées à l’âge des enfants.
- Elle organise des animations ponctuelles dans les écoles, comme des petits déjeuners équilibrés.
- Elle soutient des projets importants, comme la semaine du goût, la journée de l’Europe et le repas de Noël.
- Elle débat de sujets importants comme les risques d’obésité, la fonction du petit déjeuner…
- Elle est bien sûr attentive à l’évaluation des menus faite par les écoles. On ne souligne jamais assez le rôle important des personnels qui encadrent les enfants sur le temps du repas, car ils veillent à ce que les enfants goûtent les plats proposés et que ce moment de la journée rime avec plaisir et détente.
Allergies et P.A.I. ?
Pour que des enfants présentant des allergies ou intolérances alimentaires puissent déjeuner au restaurant scolaire il existe le Projet d’Accueil Personnalisé (P.A.I.), protocole permettant l’accueil de ceux-ci en toute sécurité avec éviction des aliments allergènes ou mise en place d’un panier-repas préparé par les parents.
Seul le médecin scolaire décide de l’opportunité de la mise en place du P.A.I.